Some glasses of champagne

18 years-old, from Marseille (France)

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A testimony from the dimension of regret. This voice comes from the second right after the disaster when all there is left to say in a distressed whisper is ”It is too late.”
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    à Dõ Brazil
    "Je pense profiter de mon insomnie alcoolisée et droguée pour écrire quelques lignes sur ce que j’étouffe à l’intérieur de moi-même. 5h04 et je ne dors pas. Puis soit je vais dormir soit je ne vais rien faire. Je vais attendre qu’il soit l’heure de se lever et de prétende que j’ai dormi. Qu’est-ce que j’ai fait ? J’ai menti pour être protégée. J’ai menti pour inquiéter. J’ai menti pour me rassurer. Une bouteille dans les mains mais c’est une main que je cherchais. En l’occurrence la tienne. Je crois que je suis encore tombée amoureuse de la mauvaise personne. Tomber amoureuse, je ne l’aime pas d’amour. Je ne sais pas. Je sais que ce n’est pas normal que mes mots ont un impact. J’essaye juste de placer des étiquettes sur ce que je ressens pour comprendre. Il me rend triste et heureuse à la fois. Peut-être que l’on s’est rencontrés au mauvais moment, au mauvais endroit. Pourtant je lutte pour admettre la valeur de notre histoire. Je me trompe peut-être encore. Quand je pense au possible bonheur qu’il éprouve avec elle, je préfère faire quelques pas en arrière et me tirer. “Tu l’aimes ? Bat-toi”. Combien de fois je l’ai dit ? Pourquoi je ne le lui ai pas dit aujourd’hui ? Parce que j’aurais voulu dire “On a l’air heureux, battons-nous” ? Mais est-ce que je le voulais vraiment ? Je suis bourrée, j’ai la bouche pâteuse et une haleine de toxicomane errante dans les rues depuis ses seize ans. J’ai même son budget. L’argent qui s’en va. Mon argent qui s’évapore. J’ai l’impression de me faire du mal. Qui suis-je ? J’ai l’impression de demeurer coincée dans ce tournent. Ne pas savoir qui je suis, ce que je veux. Arrêter de faire ci, ou ça. J’ai une liste infinie de ce qui pourrait me rendre heureuse ou pas. Une infinité de prières à envoyer à Dieu. Mais qui est-ce qu’on prie ? J’ai souvent l’impression de me prier moi-même. J’ai envie de m’arrêter un instant et entendre l’hésitation dans ma voix lorsque je choisi les chemins que j’emprunte. Pour me rendre compte qu’au-delà de ma sûreté dans mes choix, je ne fais que me tromper. Je choisis constamment la facilité.
    “Supprime son numéro, cette histoire te fait déjà mal”. Mais attend, tu savais très bien dans ce que tu t’embarquais. Tu le savais. À chaque fois tu le fais.
    Je suis là à râler pour toutes les décisions que j’aies prises et que je prends. Tout simplement parce que je ne fais que ce qui pourrait me nuire. Comme si je cherchais à être dans un labyrinthe constant. Ou que je cherche à m’anéantir. Pourquoi je fais ça ? Pourquoi je ne prends jamais de recul face à ce qui se passe ? Je m’en veux. J’ai un sentiment de culpabilité intense à chaque fois que je réfléchis à ce que je fais ou j’ai fait. Mais quand est-ce que j’ai commencé à m’en vouloir autant ? Pourquoi je m’en prends encore à moi ? Quand est-ce que ça ira mieux ? Quand est-ce que je pourrai boire, fumer et ne pas m’inquiéter de mon porte-monnaie vide ? Ou juste d’un texto sans réponse ? D’un je t’aime absent ?
    Je demande à quelqu’un ce que je n’arrive pas à me donner en espérant que cela comble.
    Combler ce vide constant. Cette peur. Ces angoisses. Je suis rongée constamment. Je ne veux pas dormir mais je vais culpabiliser de ne pas l’avoir fait. Tout s’écroule. Tout allait bien. Tout devait bien se passer. C’est compliqué pour nous deux ? Mais viens, on arrête. Je ne sais pas, laisse-moi t’oublier. Je n’y arriverai pas. Je veux que tu disparaisses. Il y a cette voix qui lutte pour que je te fasse disparaître. Je n’y arriverai pas. Aucun équilibre. Tuez mon âme, je ne sais pas. Je vais fumer une clope."

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    amare-habeo:

Claude Monet (1840-1926) - Coucher de soleil à Pourville, pleine mer, 1882
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